Mao tome 21
Plate-forme : Bande Dessinée
Date de sortie : 05 Novembre 2025
Résumé | Test Complet | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Bande dessinée
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


8/10

Scénario et dessin : Rumiko Takahashi

Mao est une série toujours en cours de parution au Japon et qui a connu vingt-trois tomes à ce jour aux éditions Shogakukan. Huit ans plus tôt, Nanoka Kiba, une lycéenne, était proche de la mort à cause de circonstances surnaturelles. Dans le présent, un jour elle se retrouve dans des événements dangereux, mais cette fois elle est sauvée par le mystérieux Mao, un jeune homme apparemment d'une autre dimension. L'histoire se déroule dans un «pays où deux mondes se croisent» et se concentre sur «une étrange histoire d'amour entre un garçon et une fille qui se rencontrent par le destin».

Un incident terrifiant impliquant une magnifique poupée se produit ! Quiconque s'empare de la poupée meurt mystérieusement… Lorsque la poupée éveille ses intentions meurtrières cachées , Mao et ses amis se retrouvent confrontés à un destin inattendu… Un incident brutal provoqué par un objet maudit. Amour, haine, vengeance, folie… Une multitude d'émotions s'entremêlent dans le tome 21 ! Ce volume de Mao s’impose comme un jalon particulièrement dense et introspectif de la série, où la mangaka affine l’équilibre entre mystère surnaturel, drame intime et tension historique. Si les tomes précédents avaient lentement tissé la toile reliant le présent de Nanoka et le passé tragique de Mao, celui-ci plonge sans détour dans la confrontation entre le poids du destin et la possibilité de s’en affranchir. Le récit, tout en poursuivant l’enquête autour du clan Byoki et des malédictions persistantes qui lient les deux protagonistes, prend une tournure plus spirituelle, presque métaphysique : l’auteur interroge ici la nature même de la dualité, entre vie et mort, amour et rancune, bien et mal, dans un monde où la frontière entre les deux n’a jamais été aussi trouble.   L’idée de la « poupée » est un classique des univers un peu horrifiques, et là cela se ressent bien. Et derrière une figurine, il y a le créateur évidemment.  Thématiquement, le volume creuse l’idée du fardeau hérité : chaque personnage, qu’il soit humain ou yôkai, porte les cicatrices d’un passé qui ne meurt jamais vraiment. Nanoka, de plus en plus consciente de ses propres pouvoirs et de la nature du lien qui la rattache à Mao, se débat entre son identité de jeune fille moderne et son appartenance à un univers d’esprits et de malédictions. Takahashi la montre vacillant entre la compassion et la peur de se perdre elle-même, une ambivalence qui résonne avec la quête intérieure de Mao, toujours prisonnier de la culpabilité liée à sa transformation et à la disparition de Sana. Ces dilemmes s’entrecroisent subtilement à travers une mise en scène où la magie n’est jamais gratuite : elle symbolise le trauma, le souvenir, l’impossible oubli. Narrativement, Rumiko Takahashi déploie un rythme maîtrisé et feutré, toujours fidèle à sa manière classique : des dialogues sobres, des silences éloquents, des flashbacks qui ne livrent jamais tout d’un coup. Le tome 21 n’est pas un volume d’action pure, il s’agit plutôt d’un épisode de tension sourde, où la narration se construit autour de révélations partielles et de confrontations psychologiques. L’histoire s’éloigne du schéma classique « mentor / élève » pour glisser vers une relation d’égaux, marquée par la confiance et la douleur partagée. Ce basculement donne un souffle nouveau à la série, tout en ouvrant des perspectives intrigantes pour la suite : la question n’est plus seulement de vaincre un démon, mais de comprendre les liens invisibles qui unissent deux destins à travers le temps.\nSur le plan psychologique, Mao n’a peut-être jamais été aussi riche. Le héros, que l’on croyait figé dans son stoïcisme, révèle des failles plus humaines : son attachement à Nanoka, jusque-là voilé, se teinte ici d’un mélange de tendresse et de peur. Il craint moins la mort que la perte de contrôle, et cette tension donne lieu à des scènes d’une sobriété poignante. Nanoka, quant à elle, incarne le courage discret : là où d’autres héroïnes de Takahashi réagissaient à l’émotion brute, elle agit par lucidité. Leur relation, tissée de retenue, de respect et de trouble, gagne une densité psychologique rare, évoquant plus le destin que la romance. C’est toujours un plaisir de lire cette saga, et on apprécie la netteté des planches. C’est hyper dégagé comme dessin, avec ce petit côté vieillot que j’aime bien. Ca fait traditionnel, et donc ça marche bien avec l’univers ancestral.

VERDICT

-

Voici le 21e tome de la série. Il regorge d'éléments classiques du genre horreur occulte, comme une aiguille maudite, un sifflet qui contrôle les enfants et une poupée qui tue son propriétaire. Mais le plus terrifiant, c'est celui qui lance le sort. Le prochain tome réserve un rebondissement inattendu qui lèvera enfin le voile sur le mystère de Daigo.

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