![]() Plate-forme : Bande Dessinée Date de sortie : 05 Décembre 2025 Editeur : Développeur : Genre : Bande dessinée Multijoueur : Non Jouable via Internet : Non Test par Nic0078/10 Scénario et dessin : Arthur De Pins En l'an 1181, dans le royaume de Jérusalem, une armurière part à la recherche de valeureux guerriers prêts à défendre son village contre la menace des croisés Francs. A chaque débarquement de croisés, le village de Séraphine est attaqué par ces derniers. Elle part donc à Jérusalem en quête de mercenaires prêt à protéger son village. En échange, cette forgeronne émérite leur propose des armures. Bien sur, la bande de mercenaires n'apparaît pas franchement enthousiasmée par l'offre de Séraphine, mais les différents protagonistes vont se laisser convaincre de la suivre. L'entente n'est pas au beau fixe, entrainant des situations cocasses et pleines d'humour. Le groupe ne cesse de se chamailler pour notre plus grand plaisir, tout en vivant quelques aventures réjouissantes. Assurément voilà une série qui vous fera passer un bon moment à la croisée des genres, ceux du 7e et du 9e art. Avec ses références flagrantes aux Sept Samouraïs et ses scènes de combat tarantinesques, Knight Club se présente comme un objet graphique de plaisir coupable. Le scénario, on le connaît, mais tant mieux, pas besoin de trop se creuser la cervelle pour comprendre l'histoire : une villageoise embauche sept combattants pour défendre le village. Après, si Kurosawa avait placé ce village dans un Japon médiéval et John Sturges dans un pueblo mexicain, ça ne change pas grand-chose à la dynamique du récit. Ici, ce sera un village proche de Jérusalem au temps des croisades. Les pilleurs : les bandes de croisés de tous bords qui campent dans les environs. Du classique ! Mais la force du récit d'Arthur de Pins réside dans la qualité des personnages. Toute une galerie d'affreux, de villageois et de mercenaires avec chacun sa part d'ombre et de lumière. C'est qu'on en croise du monde dans ce coin de désert au temps des croisades ! Et puis, il y a le style Arthur de Pins. Celui qui depuis les Péchés Mignons nous régale, confirmé par le succès de Zombillénium. C'est rond, en aplats de couleurs, ça fourmille de détails, c'est super dynamique. Les combats sont pleins de jets d'hémoglobine, de mouvements. Le découpage très cinématographique fonctionne à 100% pour notre plus grand plaisir. Ce côté très lisse peut ne pas plaire a? tous, mais il s'avère très agréable à regarder. VERDICT-Un premier tome très prometteur, amusant et plein de rebondissements. À la fois héritage de Tarantino et de Kurosawa avec un côté toonesque, mais pleinement Arthur de Pins, ce premier tome d'un diptyque assure le spectacle. Vivement la suite. |