Dans cette aventure narrative, vous êtes le corbeau tout droit sorti des légendes nordiques.
Un récit de plumes et d'âmes perdues.
Oubliez les héros surarmés et les systèmes de statistiques complexes des RPG . Ici, vous incarnez un corbeau. Et pas n'importe quel corbeau : un passeur d'âmes dans un univers mystique inspiré de la mythologie nordique. Le récit de VORON : Raven's Story se savoure à travers son atmosphère et toutes les petites missions qui nous sont confiées, sans recourir à de longues cinématiques. Le gameplay nous est présenté avec une douceur désarmante : nous vivons les premiers instants de la vie de ce petit corbeau que nous incarnons, de l'éclosion de l'œuf à ses premiers pas maladroits vers ses parents. Malheureusement, notre passage à l'âge adulte est interrompu au moment même où nous nous rendons dans le monde des dieux, en quête du don de la parole. Une force obscure, un mal ancien et latent, s'éveille, nous séparant de notre famille et nous laissant seuls face à un monde inconnu. Comme mentionné précédemment, l'univers de VORON : Raven's Story s'inspire de la mythologie nordique, faisant du corbeau un personnage à part entière. Notre mission consiste à guider les âmes des défunts vers le « monde des dieux », un au-delà inaccessible à ceux qui ne parviennent pas à en trouver le chemin. Nous nous retrouvons embarqués dans un voyage intimiste, empreint de solitude et de renaissance, au sein d'un petit monde semi-ouvert où l'exploration sera primordiale. L'aventure sera courte : comptez environ trois heures de jeu. Le gameplay de VORON : Raven's Story repose à 50 % sur les mécaniques de vol . Si vous pensez pouvoir voler avec grâce dès la première minute, vous risquez d'être déçu. Le gameplay utilise une physique accessible, mais qui demande un certain entraînement pour être maîtrisée. Le joueur doit gérer plusieurs variables : battre des ailes pour prendre de l’altitude, planer pour parcourir de longues distances et piquer pour accélérer . Au début, on peut se sentir désorienté : la prise en main n’est certainement pas aisée. Il n’est pas rare de mal négocier un virage, de percuter un mur ou de rater un atterrissage dans des espaces restreints exigeant de la précision.
Mais rassurez-vous, malgré la frustration initiale, il n'y a pas de fin de partie. Le corbeau est immortel et il n'y a pas de barre de vie. Après chaque plantage, même le plus brutal, vous pouvez vous relever et recommencer. C'est un choix judicieux car il encourage le joueur à persévérer , jusqu'à ce que tout devienne beaucoup plus simple et familier. Dans VORON : Raven's Story, l'exploration est également au rendez-vous : vous devrez parcourir les différentes zones du monde du jeu à la recherche de stèles qui vous apprendront de nouveaux mots et, bien sûr, aideront les âmes. La progression ne sera pas immédiate, car vous serez confronté à une série d'énigmes environnementales dont la difficulté augmente progressivement. Tout d'abord, votre énergie ne sera pas infinie ; vous devrez donc apprendre à gérer judicieusement votre jauge d'endurance , car une fois épuisée, vous serez contraint de planer et d'atterrir. Vous pourrez parfois la recharger en vol grâce à des orbes lumineuses ou en profitant des courants d'air, mais vous devrez absolument étudier attentivement votre environnement pour déterminer le chemin qui vous permettra d'atteindre votre objectif. Vous devrez transporter des objets lourds pour activer des plaques de pression ou déverrouiller des passages en traversant une série d'anneaux dans un temps imparti. C'est là que vos talents de pilote seront mis à l'épreuve dans VORON : Raven's Story. L'entraînement est essentiel, mais les commandes peuvent parfois manquer de précision. Tout au long de votre aventure, vous disposerez d'un sonar naturel : le cri du corbeau. Grâce à lui, vous pourrez repérer les âmes ou les points d'intérêt, et obtenir des indices précieux pour résoudre les énigmes et trouver tout ce dont vous avez besoin.
Des hauts et des bas.
Quel est le plus gros défaut de VORON : Raven's Story ? La caméra est fixe sur le personnage. Impossible de la déplacer à volonté ; on ne peut regarder que dans la direction du vol, ce qui rend de nombreuses manœuvres maladroites et complexes , faute de vue à 360 degrés sur l'environnement. C'est vraiment dommage, car cela éviterait bien des frustrations. Alors, avons-nous globalement apprécié le gameplay ? Oui et non. Les mécaniques sont assurément intéressantes et paraissent d'abord novatrices et captivantes. Le problème, c'est qu'à la longue, elles lassent et tout devient répétitif. Pour un jeu de trois heures, c'est sans aucun doute une aventure agréable, mais s'il avait été plus long, il aurait certainement été difficile de le terminer sans se lasser. Les ressources limitées de Merk Games se font aussi clairement sentir sur le plan technique. VORON : Raven's Story ne brille certainement pas par ses graphismes. Son esthétique est minimaliste, presque low-poly, avec des textures très clairsemées, un éclairage mal géré et des couleurs trop saturées. Cependant, l'effort artistique est également évident, avec des décors évocateurs. Le système audio mérite toutefois une mention spéciale. D'un point de vue environnemental, les sons sont fidèlement reproduits et très évocateurs : le bruissement du vent dans les feuilles, le battement des ailes, et bien d'autres encore. Côté stabilité, VORON : Raven's Story sur PC est fluide et agréable à jouer, mais n'est pas exempt de bugs. Il arrive de rencontrer des problèmes de collision (le corbeau se retrouvant coincé dans un polygone) ou des ralentissements soudains et inexplicables. Rien de dramatique, certes, mais ces détails témoignent du caractère indépendant du jeu, qui nécessite encore quelques améliorations.

VERDICT
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VORON : Raven's Story est assurément un titre intéressant, qui nous a intrigués dès le premier instant. Le gameplay est simple mais novateur ; incarner un corbeau et parcourir ce monde inconnu à la recherche d'aventures est fascinant et captivant. Le seul bémol est la répétitivité qui s'installe avec le temps, mais avec une durée de vie d'environ trois heures seulement, le jeu reste agréable à terminer. Les aspects techniques sont encore perfectibles, mais les décors, malgré des textures et des graphismes minimalistes, sont néanmoins évocateurs, notamment grâce à une ambiance sonore remarquable.