The Last Case of John Morley
Plate-forme : PlayStation 5
Date de sortie : 27 Novembre 2025
Résumé | Test Complet | Images | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Aventure
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


7/10

La Dernière Affaire de John Morley est une aventure narrative à la première personne se déroulant dans les années 1940.

L'affaire à laquelle vous ne vous attendiez pas.

Développé par Indigo Studio, The Last Case of John Morley est un jeu d'aventure narratif à la première personne se déroulant dans les années 1940. Privilégiant la narration, il intègre également plusieurs énigmes logiques exigeant une grande attention aux détails, ajoutant une dimension d'exploration malgré des environnements assez restreints et sombres. La dernière enquête de John Morley débute par un voyage au cœur d'une forêt obscure, une sorte d'évasion mentale sur un sentier faiblement éclairé, évoquant certains simulateurs de marche . Pourtant, à l'issue de ce qui se révèle être un véritable cauchemar, la vie de l'inspecteur John Morley bascule. Notre protagoniste, à peine remis d'une grave blessure, se retrouve plongé dans une affaire des plus complexes.   Avant d'entrer dans les détails, il convient de s'attarder un instant sur Morley lui-même. Notre détective est un homme plutôt tourmenté, mais très, voire trop, professionnel. En témoignent les souvenirs de ses enquêtes résolues, qui ornent son bureau solitaire. Pourtant, d'après des notes de son ancienne assistante, il semble avoir des difficultés financières… De plus, son mode opératoire très introspectif et froid le rapproche d'un Sherlock Holmes , en moins ingénieux et inventif, certes. Mais ne vous y trompez pas, John est un personnage qui saura vous impressionner. Revenons à l'intrigue : John est intercepté dans son bureau par une femme âgée, austère et visiblement perturbée, Margarette Fordside . La comtesse nous engage pour une affaire très particulière et complexe : retrouver l'assassin de sa fille, vingt ans plus tôt. La police a classé l'affaire, accusant des voleurs, mais la comtesse n'est pas convaincue et est déterminée à démasquer le véritable coupable. Et qui d'autre qu'un détective chevronné pourrait l'aider ?

Ainsi commence une aventure se déroulant dans deux lieux principaux , qui nous permettra d'éclaircir une affaire vieille de vingt ans, en errant dans des pièces en ruine où le temps semble s'être littéralement arrêté. Soyons clairs : « La Dernière Affaire de John Morley » est bien écrite, mais elle demande du temps. L'impression initiale peut paraître familière et assez prévisible, mais peu à peu, les choses se compliquent et le dénouement est une succession de rebondissements habilement orchestrés et justifiés.  Certes, l'histoire n'est peut-être pas d'une originalité folle, mais il faut reconnaître qu'elle marque les esprits, grâce à un protagoniste à la fois brillant et bien écrit. Ce personnage , en plus de commenter ce qu'il voit, se livre à des analyses introspectives qui enrichissent les scénarios fictionnels et lui permettent d'imaginer le déroulement de certaines scènes. Ce procédé n'a rien de révolutionnaire, certes, mais il fonctionne et contribue efficacement à façonner le passé à l'écran, tout en offrant quelques sursauts bienvenus. C'est parce que The Last Case of John Morley est une histoire très sombre et mystérieuse , où règne une menace constante et où l'on ne se sent jamais seul. Sans trop en dévoiler, le jeu offre quelques moments de tension, certes discrets, mais bien présents. Sa durée de vie moyenne est de trois à quatre heures, selon votre habileté à déchiffrer les indices et à résoudre les énigmes environnementales. Le jeu est assez court et aurait pu davantage développer certains personnages secondaires, restés en retrait. Enfin, les différents documents qui enrichissent le dossier sont également dignes d'intérêt, notamment deux écrans détaillant le passé et le présent des principaux personnages impliqués, ainsi qu'une série d'indices — objets, événements ou réflexions — qui peuvent nous aider à anticiper le dénouement.

Une aventure qui fonctionne mais qui est techniquement inégale.

The Last Case of John Morley est un jeu d'aventure narratif à la première personne en 3D où l'on se déplace, explore et interagit dans des environnements majoritairement sombres et confinés. Les premiers niveaux ressemblent à un simulateur de marche, mais le jeu évolue ensuite vers différents types d'énigmes environnementales qui le rendent nettement plus interactif. Rien de révolutionnaire ni d'original : il s'agit d'intercepter des objets, de faire pivoter des statues, d'actionner des leviers dans le bon ordre, etc. L'exploration , du fait du nombre relativement restreint d'environnements, n'est pas optimale, mais elle remplit son rôle. Trouver des indices est assez simple, et grâce à eux, reconstituer les événements passés. Tout cela est rendu possible par un halo verdâtre qui recouvre progressivement, de manière linéaire et chronologique, les différents objets avec lesquels on interagit. Ainsi, il n'y a pas de place pour les suppositions ni pour l'erreur lors des phases d'investigation, ce qui transforme le défi, tout en restant accessible, en une véritable énigme logique. Ces dernières nécessitent l'analyse de documents , voire l'interception et la mémorisation de codes, puis l'étude des fichiers disponibles pour déterminer leur fonctionnement et leur utilité. Ce sont des investigations simples qui offrent néanmoins de petites récompenses dans une histoire qui, nous le répétons, est captivante et atteint son apogée dans sa dernière partie, où il est véritablement difficile de quitter l'écran des yeux. Malheureusement, graphiquement , The Last Case of John Morley est inégal. Si les environnements sont intéressants et bien réalisés, grâce à un jeu d'ombres et de lumières qui contribue à une atmosphère agréable, quoique parfois trop oppressante, la représentation des personnages est en revanche assez grossière et anguleuse.

 Il en résulte des animations peu crédibles qui mettent en évidence certaines limitations techniques, probablement dues à un budget limité (le jeu vaut 12.99€ seulement). Ce défaut est particulièrement visible en jeu, tandis que les cinématiques sont légèrement meilleures. On note également quelques bugs, notamment divers problèmes de superposition, en particulier avec les tables. Nous avons également souligné l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les affiches et les panneaux disséminés dans les différents lieux. Nous tenons à le préciser car, le jeu se déroulant dans les années 1940, la présence de certaines images sur les murs nuit légèrement à sa crédibilité. Par ailleurs, les scènes marquantes ne manquent pas. La bande originale est excellente, notamment grâce à l'interprétation vocale du protagoniste, qui parvient à donner vie à un personnage attachant et porte à lui seul la quasi-totalité du récit.  La musique n'est pas mal non plus, contribuant efficacement à l'atmosphère oppressante et solitaire qui s'en dégage. Mais ce qui frappe vraiment, ce sont les sons d'ambiance. Avec une respiration qui semble provenir des murs, des bruits de pas lointains, des sons indistincts, etc., l'angoisse est parfaitement rendue. Enfin, et c'est appréciable, il faut souligner la présence de sous-titres français, ce qui est primordial vu qu'il y a tant à lire. A noter qu'une version physique devrait sortir durant le printemps 2026.

VERDICT

-

The Last Case of John Morley raconte une histoire captivante qui se démarque, notamment dans sa dernière partie, grâce à des rebondissements bien amenés. L'atmosphère, oscillant entre tension et mystère, est réussie ; dommage que le jeu se termine si vite. Son gameplay est simple, mais il propose des énigmes intrigantes qui servent le récit. La bande-son est excellente, en particulier le doublage du personnage principal.

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