![]() Plate-forme : DVD Date de sortie : 07 Avril 2026 Options : Alertes - Voter pour ce jeu Editeur : Développeur : Genre : film Multijoueur : Non Jouable via Internet : Non Test par Nic0077/10 Réalisé par Joachim Lafosse. Depuis son poste de nuit, Sana appelle ses deux fils : « Dépêchez-vous de prendre une douche, on part. » Le rendez-vous est avec Jules, qui vit à Lyon et que les garçons connaissent bien comme leur entraîneur de foot. Mais un imprévu vient tout chambouler : l'appartement où ils devaient passer six jours est occupé par la sœur de Jules. Que faire ? Jules a réservé un logement, mais c'est hors de prix, et avec deux enfants, elle ne veut pas se ruiner. Les garçons suggèrent Gassin : elle essaie d'abord de les ignorer, puis se rend compte que c'est la seule solution envisageable, même si elle est très risquée. « Allons-y », dit-elle, « mais il ne faut surtout pas que les grands-parents le sachent, ni papa. » Parce qu'elle garde les clés, mais n'a plus le droit d'accéder à la maison de plage de ses anciens beaux-parents. Contrainte de subir – et de faire ressentir à ses enfants – la déchéance sociale qu'elle a endurée suite à la séparation, Sana, qui respire la dignité et peine à joindre les deux bouts, aborde ces six jours de vacances de printemps terrifiée à l'idée d'être découverte et d'avoir des ennuis : elle évite de faire du bruit, utilise l'eau et l'électricité au minimum, et si elle le pouvait, elle disparaîtrait pour ne pas être remarquée par les voisins, qui ne sont plus pour elle que de potentiels espions ennemis ; et Jules se plie à ses exigences, conscient de la situation délicate. Les enfants, cependant, se sentent toujours chez eux et – à dix ans – ils n'écoutent tout simplement pas les avertissements de faire silence et de ne pas faire de bêtises… VERDICT-"Six jours, ce printemps-là" est une œuvre intime et politique, délicate et tendue, qui confirme la cohérence de Lafosse tout en témoignant d'une nouvelle ouverture : relatant la fragilité des liens et des conditions sociales avec un regard plus doux, capable de transformer une expérience douloureuse en un cinéma de la mémoire. |