Defending Camelot
Plate-forme : PlayStation 5
Date de sortie : 18 Mars 2026
Résumé | Test Complet | Images | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Stratégie
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


6/10

Repoussez des hordes d’envahisseurs diaboliques dans un combat stratégique de défense de tour !

Soldats contre envahisseurs.

Bien que le cœur du contenu de Defending Camelot réside dans sa campagne solo, le scénario de cette dernière manque de profondeur. Comme l'explique la courte cinématique d'introduction, les joueurs incarnent le roi Arthur, chargé de défendre Camelot contre les vagues d'ennemis envoyées par la sorcière Morgane. L'objectif principal d'Arthur est de rétablir la paix dans le royaume, mais ce scénario sert surtout de toile de fond au gameplay, plutôt que d'élément central du jeu. Au cœur de Defending Camelot se trouve un gameplay de tower defense par couloirs, axé sur le placement stratégique des unités et la gestion des ressources. En clair : c'est un clone de Plants vs. Zombies dans un univers médiéval . Le jeu utilise un système de déploiement sur grille, où les joueurs décident du placement de leurs unités pour contrer les vagues d'ennemis qui déferlent à l'écran. Chaque unité a un rôle spécifique, des fermiers qui produisent des ressources aux archers postés en retrait, criblant les monstres de flèches. La victoire repose sur la capacité à trouver les bonnes synergies entre ses unités, à s'adapter aux différents types d'ennemis et à gérer ses ressources limitées. Entre les batailles, des mécaniques de gestion de royaume simples permettent d'améliorer ses unités et d'en débloquer de nouvelles, offrant ainsi une sensation de progression au-delà des différents niveaux de la campagne.

Au risque de paraître cynique, Defending Camelot n'a rien apporté de nouveau en 2018, et ce ne sera certainement pas le cas en 2026. La formule de base fonctionne, certes, mais elle a déjà fait ses preuves à maintes reprises. En résumé, Defending Camelot est un jeu dérivé. Cela ne signifie pas pour autant qu'il est mauvais, et nous sommes les premiers à reconnaître avoir pris du plaisir à tester différentes combinaisons d'unités. Cependant, cela ne veut pas dire que le gameplay de Defending Camelot est exempt de défauts. Le jeu repose souvent sur l'essai-erreur plutôt que sur une préparation adéquate. Lorsque de nouveaux types d'ennemis apparaissent, on ne connaît pas toujours leurs capacités avant qu'il ne soit trop tard : prenez par exemple les ennemis équipés de perches, capables de franchir vos défenses soigneusement préparées d'un simple bond. Le jeu ne vous guidant pas vers des contre-stratégies spécifiques, vous vous retrouverez face à de nombreux écrans « game over » frustrants.

Une réalisation datée.

Les origines de Defending Camelot transparaissent clairement dans son design visuel. Le jeu paraît tout simplement daté selon les standards actuels. Les personnages, avec leurs allures de chibi, ont particulièrement mal vieilli. Leurs corps disproportionnés, leurs têtes disproportionnées et leurs yeux de manga exagérés, étaient peut-être censés être mignons, mais ils ont quelque chose d'étrange. Le style graphique cartoon et les effets spéciaux minimalistes ne suffisent pas à masquer la simplicité des animations. Les environnements ne sont pas des plus détaillés, mais vu la profusion d'éléments à l'écran, cela n'est pas vraiment gênant, car il est souvent déjà assez difficile de comprendre ce qui se passe en plein combat sans que les éléments se confondent avec le décor. Il faut reconnaître que les performances sont bien meilleures. Même lorsque l'action est intense, ce qui arrive souvent, Defending Camelot fonctionne de manière fluide et stable. Globalement, la bande-son de Defending Camelot accompagne correctement le gameplay, même si elle ne contribue pas vraiment à l'identité ou à l'atmosphère du jeu. La musique est oubliable et les effets sonores sont génériques. La qualité audio générale est médiocre, probablement à cause d'une compression excessive, car le jeu était conçu pour tourner sur des PC bas de gamme. L'audio n'a manifestement pas été remasterisé pour la version console, ce qui donne un jeu aussi daté visuellement que sonorement.

Avec 160 niveaux dans la campagne principale, Defending Camelot n'a pas besoin de gonfler artificiellement sa durée de vie. Le jeu propose un contenu conséquent, et avec 44 unités jouables et 33 types d'ennemis, la répétitivité tarde à se faire sentir, contrairement à d'autres titres du genre. Si la longue campagne solo ne suffit pas à vous captiver, Defending Camelot offre également un mode Infini axé sur la survie et l'efficacité. Son prix de 9,99 € est tout à fait correct, même si le manque d'innovation nuit à son attrait général. C'est un jeu riche en contenu qui fonctionne, mais pas un incontournable. Notons qu'aucune traduction française n'est disponible, ce qui pourrait s'avérer un peu gênant si vous ne connaissez pas le nom des actions déployées.

VERDICT

-

Defending Camelot est un clone de Plants vs. Zombies quelque peu daté mais qui fonctionne pour ce qu'il est. Rien n'infamant mais rien de très marquant non plus. Si vous êtes amateurs du genre, c'est une option qui reste raisonnable malgré tout.

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