![]() Plate-forme : Bande Dessinée Date de sortie : 20 Février 2026 Editeur : Développeur : Genre : Bande dessinée Multijoueur : Non Jouable via Internet : Non Test par Nic0078/10 Scénario et dessin : Yura Urushibara Tôgen Anki est une série toujours en cours de parution au Japon et qui a connu vingt-neuf tomes à ce jour aux éditions Akita Shoten. Shiki Ichinose, un héritier du sang d'Oni avait vécu toute son enfance inconscient de ce fait. Cependant, lorsqu'un inconnu se précipite chez lui pour tenter de l'assassiner, son père adoptif révèle enfin la vérité. L'homme qui tenta de s'en prendre à Shiki est un Momotarô, les Oni et les Momotarô n'ont jamais pu coexister et ont toujours mené une guerre sans fin. Que fera Shiki après toutes ces révélations ? Dans un monde où Oni et Momotarô n'ont jamais pu coexister, rejoignez Ichinose dans sa lutte pour le pouvoir et l'unification des deux races ! Dans ce tome 25, c'est comme si le conflit ancestral entre les héritiers de Momotaro et les Oni cessait d’être une simple guerre de clans pour devenir une question intime de vérité et de responsabilité. Shiki et ses amis se rendent à Matsumoto, dans la préfecture de Nagano, avec un objectif précis, rencontrer l’Oni capable de lire dans les mémoires afin de prouver l’innocence de Yusurube. Ils y font la connaissance de Raiden Kageyoshi, alias Rai, fils du Dieu Démon du Tonnerre, et leurs liens se renforcent. Cette quête a semblé révélatrice de l’évolution de Shiki. Il ne se bat plus seulement pour survivre ou pour affirmer sa puissance, il se bat pour rétablir une vérité, pour protéger un camarade accusé, pour empêcher que la haine ne décide à la place des faits. Psychologiquement, on sent qu’il porte un poids croissant, celui d’un leader malgré lui. L’irruption des Uglies, ces armes biologiques créées par les Momotaro, bouleverse totalement la mission. La ville est envahie, les civils pris pour cibles, et la panique s’installe à Matsumoto. Ce choix narratif m’a frappé car il renverse la perception manichéenne du conflit. Les Momotaro, censés incarner le camp héroïque hérité de la légende de Momotaro, apparaissent ici capables de méthodes monstrueuses. Les Uglies symbolisent une dérive, une instrumentalisation de la vie qui fait écho aux pires excès d’une guerre idéologique. Rai prend alors une place centrale. Son appel à Shiki pour sauver la ville est chargé d’urgence et d’émotion. On ressent chez lui une colère mêlée d’impuissance face à la destruction qui frappe des innocents. Il ne s’agit plus de rivalité clanique mais de protection pure et simple. Le tome assume pleinement son énergie shonen. Les affrontements sont intenses, dynamiques, portés par cette montée d’adrénaline caractéristique du genre. Mais ce qui m’a marqué, c’est que chaque combat semble traversé par un dilemme intérieur. Shiki lutte contre les Uglies tout en sachant qu’ils sont le produit d’un système plus vaste. Il ne peut pas simplement frapper sans réfléchir. Il doit choisir quel type de combattant il veut devenir. Ses interactions avec ses amis révèlent une solidarité forte, presque viscérale, mais aussi la peur de perdre encore quelqu’un. Yusurube, même en retrait, reste au cœur de leurs motivations. Son innocence à prouver devient un symbole de justice dans un monde où la vérité est souvent écrasée par la propagande et la vengeance. L’émotion qui se dégage de ce volume est double. Il y a l’excitation du shonen, l’appel au dépassement de soi, la détermination à protéger les faibles. Mais il y a aussi une amertume face à la corruption des idéaux. Les personnages doivent décider s’ils sont esclaves de ce passé ou capables de le redéfinir. Au final, nous avons eu le sentiment que la bataille ne se jouait plus seulement sur le terrain physique, mais dans la conscience même des protagonistes. VERDICT-C’est la tension entre puissance et morale qui donne à ce volume de Togen Anki une profondeur inattendue et qui le rend particulièrement marquant. |